Dépistages organisés des cancers : cancer colorectal, cancer du sein et cancer du col de l’utérus

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En France, les cancers représentent la première cause de décès chez l’homme, et la deuxième chez la femme. L’Agence régionale de santé Île-de-France en lien avec les Centre régional de coordination des dépistages des cancers (CRCDC-IDF) pilote les programmes de dépistages des cancers.

Le cancer colorectal

Le cancer colorectal est un type de cancer qui affecte le côlon (le gros intestin) ou le rectum. Il représente la 2ème cause de décès par cancer et fait partie des cancers les plus fréquents (3ème rang chez l’homme et 2ème chez la femme) avec une chance de guérison de 90% s’il est dépisté tôt. 

Organisation du dépistage :

Tous les 2 ans, les femmes et les hommes de 50 à 74 ans ne présentant ni symptômes, ni antécédents personnels ou familiaux de polype, de cancer ou de maladie touchant le côlon ou le rectum, ni facteurs de risque particuliers sont invités par la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) à se faire dépister en réalisant un test immunologique de recherche de sang occulte dans les selles.  

Ce test est pris en charge à 100% et sans avance de frais. Il est rapide, indolore et peut se faire en toute confidentialité, chez soi. 

Ces kits de dépistage sont disponibles : 

Quelques chiffres :

  • En Île-de-France, en 2023, 1 806 929 invitations ont été envoyées sur les 3 281 103 franciliens éligibles en France métropolitaine  

  • 31,5 % de franciliens ont participé à ce dépistage organisé, un pourcentage légèrement inférieur à la moyenne nationale (34,2 %) 

  • Les personnes de 70 à 74 ans se sont fait dépistées davantage que les autres tranches d’âges avec une moyenne de 34,6% (4 points supérieur à la moyenne de participation des 50-54 ans)

Bon à savoir : les pharmaciens peuvent suivre une formation (en ligne ou en présentiel), proposée par le CRCDC-IDF, afin d’être habilité à remettre des kits de dépistages du cancer colorectal. 

Le cancer du sein

Le cancer du sein est la première cause de décès par cancer chez la femme et représente un tiers de l'ensemble des nouveaux cas de cancer chez la femme. 

La détection d’un cancer du sein à un stade peu avancé de son développement permet de le soigner plus facilement, également de limiter les séquelles liées à certains traitements. 

Organisation du dépistage :

Depuis 2004, un programme national de dépistage a été mis en place pour réduire la mortalité liée au cancer du sein, améliorer l’information et la qualité des soins des personnes concernées et garantir notamment à chaque femme un accès égal au dépistage sur l’ensemble du territoire à un niveau de qualité élevé. 

Ce dépistage organisé s’adresse à toutes les femmes âgées de 50 à 74 ans sans symptôme apparent ni facteur de risque particulier. Elles sont invitées tous les deux ans à réaliser une mammographie et un examen clinique des seins auprès d’un radiologue agréé de leur choix. Une seconde lecture de la mammographie est ensuite réalisée par un radiologue expert dans un des sites du CRCDC. 

Quelques chiffres :

En Île-de-France, environ 1 761 873 femmes étaient éligibles en janvier 2023. La région reste au premier rang des régions métropolitaines les plus touchées par le cancer du sein, avec un nombre estimé de 9 440 nouveaux cas par an (source : Santé Publique France).  

  • En 2023, 328 740 mammographies ont été réalisées dans le cadre du dépistage organisé du cancer du sein 

  • 36,4 % des franciliennes en âge de se faire dépister ont participé au dépistage organisé du cancer du sein sur l’année 2022-2023.  

  • Un taux de participation variable entre chaque département de la région : 26,5 % de taux de participation au dépistage à Paris pour 45,2 % en Seine-et-Marne.

Bon à savoir : une carte des centres de radiologie et des radiologues agréés en Île-de-France est disponible sur le site du CRCDC https://lnkd.in/ed4unKyQ

Le cancer du col de l’utérus

Dépistage du col de l’utérus : détecter tôt pour mieux prévenir et traiter.

Chaque année, plus de 3 100 cancers du col de l’utérus sont diagnostiqués en France, et 770 femmes en décèdent, selon l’Institut national du cancer (INCa). Pourtant, ce cancer pourrait être prévenu dans 9 cas sur 10 grâce à un dépistage régulier. 

Afin de prévenir efficacement le cancer du col de l’utérus, deux dispositifs nationaux sont proposés à différentes étapes de la vie des femmes : la vaccination contre les infections à papillomavirus (HPV) et le dépistage.

Le dépistage concerne les femmes de 25 à 65 ans. 

  • entre 25 et 29 ans, le dépistage consiste en l’analyse des cellules (test cytologique) recueillies par un frottis du col de l’utérus. Il est à réaliser tous les 3 ans après 2 premiers tests réalisés à un an d’intervalle.  

  • entre 30 et 65 ans, le dépistage repose sur une détection du virus HPV (test HPV-HR), lors d’un frottis du col de l’utérus. Il est à réaliser tous les 5 ans. 

Les femmes non dépistées selon la fréquence recommandée reçoivent un courrier électronique de leur caisse d’assurance maladie les invitant à prendre rendez-vous chez un professionnel de santé pour réaliser un test de dépistage.  

Quelques chiffres :

  • En Île-de-France, en 2023, environ 3,4 millions de femmes étaient éligibles au dépistage du cancer du col de l’utérus.  

  • 495 815 dépistages ont été enregistrés, dont 222 807 réalisés dans le cadre du dépistage organisé, soit l’équivalent de 44,9% des dépistages. 

  • 68,8% des femmes de 30-65 ans se sont faites dépistées, pour les 25-29 ans 43,8% 

Bon à savoir : les frottis peuvent être réalisés chez une sage-femme, un gynécologue ou un médecin généraliste ou dans certains laboratoires (avec ordonnance). 
 

Vaccination contre les papillomavirus (HPV) : un moyen de prévention contre les cancers du col de l'utérus 

Outre le dépistage organisé entre 11 et 14 ans, la vaccination contre les HPV est fortement recommandée. C'est un moyen efficance pour prévenir le cancer du col de l'utérus, elle protège contre les infections à papillomavirus (HPV), principales responsables des 70 % à 90 % des cancers du col de l’utérus. 

Le vaccin sûr et efficace, est recommandé pour toutes les jeunes filles et également tous les garçons âgés de 11 à 14 ans révolus. Un rattrapage vaccinal est possible pour les garçons et les filles entre 15 et 19 ans.  

Depuis la rentrée scolaire 2023, une campagne de vaccination contre les HPV est déployée dans tous les collèges franciliens afin d’agir efficacement dans la prévention des cancers.

ACCUEIL - Campagne de Vaccination HPV Île-de-France
Semaine européenne de prévention du cancer du col de l'utérus